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Couvre-feu : les autorités doivent prendre des mesures pour la libre circulation des gros porteurs

Couvre-feu : les autorités doivent prendre des mesures pour la libre circulation des gros porteurs

Les autorités maliennes ont décrété depuis le jeudi 26 mars dernier, le couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure, il faut le dire n’est pas sans conséquences non seulement sur les libertés de mouvement des populations et pire sur l’économie nationale. Certes, ce couvre-feu est une des mesures pour faire face à la propagation du Coronavirus, une pandémie qui secoue le monde avec ses bilans catastrophiques de mort d’hommes. Malgré cela, il convient que les autorités songent aux gros transporteurs qui transportent les marchandises et les carburants. 

Le Mali étant un pays enclavé et encerclé qui n’a pas d’accès à aucun port, tire une importante partie de ses ressources financières dans les activités commerciales, notamment les imports. Cette activité occupe 26,9% du Produit Intérieur Brut (PIB), selon l’étude en 2015 de l’Institut National de la Statistique. Ainsi, il faut souligner que les transports constituent les moyens de liaison pour importer les marchandises, les carburants et autres via les pays disposant de ports. Et pourtant, aujourd’hui ces gros transporteurs sont frappés par les mesures de couvre-feu. Auparavant, certaines mesures avaient été prises par la Mairie du District de Bamako sous la supervision du ministère des Transports pour réglementer la circulation des gros porteurs dans la ville de Bamako. Ils ne circulaient qu’à partir de 22h jusqu’à 6h du matin et de 10h à 13h pendant la journée sur les 2 rives, sans possibilités d’emprunter les ponts. Cette mesure vise à atténuer les embouteillages dans le district surtout aux heures de pointes.

Alors, avec le couvre-feu le constat prouve que les autorités maliennes doivent revoir cette mesure, car les gros transporteurs sont pénalisés. Ils ne pourront pas circuler dans leurs heures habitudes parce que le couvre-feu commence à partir de 21h. Pourtant, ces gros transporteurs se sont eux qui approvisionnent la ville de Bamako voire le Mali entier en denrée, des aliments, des carburants et autres marchandises. Si, ces derniers ne peuvent plus circuler pendant la nuit il faut reconnaître que cela aura de lourdes conséquences. Il s’agit du manque des objets, des marchandises qu’ils transportent. Aussi durant les heures pendant lesquelles ils doivent circuler, cela crée des embouteillages. Parce qu’ils circulent au même moment que les autres véhicules, raison pour laquelle la circulation n’est plus fluide.

Cependant, il est demandé aux autorités de revoir cette mesure en laissant ces gros porteurs circuler pendant la nuit. Toutefois, en instruisant aux chauffeurs et aux apprentis de respecter bien entendu les mesures sanitaires pour se protéger contre la pandémie et aussi éviter sa propagation. Sans quoi, cette situation risquerait à la veille du mois de ramadan de voir flamber les prix des marchandises par leurs raretés aux marchés.

B. KONE

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