Header ad
Header ad

Crash Super Tucano causant la mort de deux soldats : Quelle est la cause de ce crash ?

Crash Super Tucano causant la mort de deux soldats : Quelle est la cause de ce crash ?

Dans la matinée du mardi, 07 avril 2020, les populations de Sévaré ont assisté au crash d’un hélicoptère de l’armée malienne de marque ‘’Super Tucano TZ04’’. Suite à cet accident, une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit un hélicoptère au ciel qui brusquement tombe en prenant  feu. Dans cet avion, se trouvaient deux jeunes soldats qui ont perdu la vie. Selon le communiqué du gouvernement, ils n’ont pas eu le temps de s’éjecter. Il s’agit du capitaine Moussa Maïga et du sous-lieutenant Mamadou Boubacar Traoré. 

Lors d’un point de presse, le Chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air (CEM-AA), le général de brigade Souleymane Doucouré affirme que cet appareil venait d’une mission de reconnaissance de zone dans le secteur 3 de Tombouctou avec un autre Super Tucano TZ02. Selon le CEM-AA, le général Souleymane Doucouré, les aéronefs étaient en formation serrée de Tombouctou jusqu’à Sévaré et tout allait bien. C’est après les manœuvres pour l’atterrissage que le Super TZ04 a perdu le contrôle, a-t-il précisé.

Ainsi, suite à ce crash et à l’explication du CEM-AA, le général de Brigade Souleymane Doucouré, les questions que se posent les populations maliennes sont entre autres : l’engin serait-il défectueux ? Le crash serait-il dû à une fausse manœuvre des pilotes? En tout cas avant de trouver des réponses appropriées à ces questions, il est à rappeler ce n’est pas la première fois que l’hélicoptère de l’armée s’écrase avec souvent des hommes à l’intérieur. Dans la guerre dite asymétrique que l’armée malienne mène, on peut dire qu’elle le fait bien en défendant bec et ongles, même si d’aucuns n’hésitent pas à remettre en cause les matériels et les engins qu’ils utilisent contre l’ennemi. Qui a oublié la surfacturation des armements militaires en 2015 ? Les vampires qui se trouvent au sommet de l’État et qui ont effectué les marchés d’achats au niveau de l’armée malienne seraient-ils à la base de cette affaire de surfacturation. Tout récemment en 2019, le président IBK a déclaré que les avions achetés par l’État sont cloués au sol.  En tout cas, il faut que la justice notamment le procureur Mamadou Kassougué prenne cette affaire à bras-le-corps. Car, il est à souligner que ce sont des milliards de F CFA du pauvre contribuable qui ont injectés chaque année dans le budget de la défense nationale. La corruption tue l’État et pire au niveau de l’armée malienne c’est la catastrophe. Non seulement l’État n’aura jamais une armée très efficace avec des engins sophistiqués de dernières générations mais aussi il y aura toujours des pertes en vies humaines et la somme colossale que ce secteur englobe chaque année.

Les assurances du général Doucouré  

Le général Souleymane Doucouré a signalé que conformément à l’instruction relative aux enquêtes militaires sur les accidents et les incidents de l’aviation militaire toutes les dispositions ont été prises par les autorités civiles et militaires de Mopti. Une commission militaire technique a été constituée à cet effet. Il a déclaré que cette commission est une mission indépendante et sans préjudice de l’enquête civile et judiciaire. Une chose qui est en conformité avec les règles internationales plus précisément l’annexe 13 de l’Aviation Civile Internationale. Il a aussi souligné que le procureur militaire de la Région de Mopti, la société Brésilienne, constructeur des Supers Tucano, et l’Agence de l’Aviation Civile du Mali ont été informés.

En outre, pour certains à chaque fois que l’armée a connu ce genre de pertes, il y a toujours eu des communiqués déclarant l’ouverture des enquêtes qui n’aboutissent jamais. A cet effet, il revient au président IBK de veiller personnellement sur ce secteur dans lequel 22% du budget est injectés chaque année depuis son arrivée au pouvoir.

S.B. TRAORE

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *