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FDPRI : le torchon brûle entre le Comité de l’AEEM et l’administration

FDPRI : le torchon brûle entre le Comité de l’AEEM et l’administration

Lors d’une Assemblée générale, le Comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de la Faculté de droit privé (FDPRI) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), vient de suspendre toutes les activités estudiantines y compris les cours de Master au sein de ladite faculté. La cause s’articule autour de plusieurs points de doléances, entre autres : les problèmes des attestations abrogées, les irrégularités de semestre 1,3 et 5, les magouilles au concours du master et l’attribution de dérogation aux étudiants.  

Après cinq (5) mois de la fermeture des classes à cause de la pandémie de Coronavirus, les élèves et les étudiants ont repris les cours, le lundi 14 septembre 2020. Cette réouverture a été effective dans toutes les écoles primaires jusqu’aux universités, selon nos constats sur le terrain sauf la Faculté de droit privé (FDPRI) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), où le torchon brûle entre le Comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de ladite faculté et les administrateurs. A 08 heures du lundi dernier, le jour de la reprise des cours, le Comité AEEM a tenu une assemblée générale dans l’amphi 500 de la FDPRI. L’objectif était d’informer les étudiants venus pour les cours de la suspension de toutes les activités estudiantines y compris les cours de Master au sein de la faculté, tant que leurs doléances ne seront pas satisfaites par les administrateurs.

Les faits : selon les explications des leaders du comité AEEM et certains étudiants, les attestations de la licence de certains étudiants de la promotion 2014-2018 sont prises en otage par le secrétaire principal, Dr. Issiaka Coulibaly, sous l’incapacité du doyen par intérim, Cheick Hamala Fofana. Après la proclamation de résultats de la licence 80 étudiants admis ont vu leurs noms sur une liste qui a abrogé leurs attestations. Par discrimination, 11 étudiants ont reçu leurs attestations par le Recteur de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) et il reste maintenant 69 étudiants qui n’ont pas encore mis la main sur leurs attestations. « Quand on est parti voir le recteur, le Pr. Moussa Djiré nous a fait savoir qu’il n’était pas au courant et que c’est à la Faculté de gérer cette situation. Nous estimons que c’est le secrétaire principal qui est la base de tous ça, car le doyen par intérim n’est qu’un figurant. Il ne sait rien du fonctionnement de la faculté », expliquent-ils. D’ajouter que :« Alors nous pensons que c’est une erreur de la part de l’administration. Et pour la corriger, ils devraient mettre les étudiants dans leur droit, en leur attribuant leurs attestations, sinon il n’y aura pas de cours ». Deuxième point, il s’agit des irrégularités de semestres I, III, V. Ils sont nombreux les étudiants qui n’ont pas eu de notes en TD (Travaux dirigés). Pour certains, les feuilles de TD ont disparu et pour d’autres, c’est des omissions. « Tout cela est du à l’implication du Secrétaire principal à la place des chefs des DER », déclarent l’AEEM. Troisième point, la dérogation à la promotion sortante. « Nous avons demandé au recteur de trouver les dérogations spéciales pour nos camarades étudiants dont il a les prérogatives. Mais il est fait un busines, car 47 étudiants ont eu leur dérogation et pourtant il reste encore plus de 60 étudiants qui n’ont pas les leurs, c’est une discrimination », révèlent les leaders de l’AEEM. Quatrième point, le concours pour le Master. Selon eux, il y a aucune transparence dans ce concours, le secrétaire principal avec ses acolytes de l’administration font appel à leur connaissance, proches et parents pour venir s’inscrire au master et souvent font le concours dans le bureau du SP. « Nous voulons faire nos revendications sans aucune violence et nous demandons au doyen, à ses agents et aussi au recteur de mettre nos camarades dans leurs droits », insistent-ils.

Décanat dément

Ainsi, on a rejoint le décanat de la FDPRI pour connaitre sa version sur les faits et on a été reçu par le Secrétaire principal, Dr. Issiaka Coulibaly, celui que l’AEEM incrimine d’être le cerveau du problème, et le Chef du departement du Droit pénal et science criminel, Dr. Mahamadou Bakaye Dembélé. Sans détour, Dr. Coulibaly a nié en bloc les accusations que l’Aeem lui reproche. Selon lui, c’est une machination de certaines personnes qui se cachent dernière l’Aeem pour faire des propagandes au sein de la Faculté. « Je suis ni doyen ni recteur, je suis un technicien et on m’a confié le travail à faire et surtout dans la transparence », précise Dr. Coulibaly.

S’agissant du cas des 69 étudiants qui voient le décret de leur attestation abrogé, il dira que ce sont des étudiants fraudeurs. D’aucuns parmi eux n’ont même pas validé les semestres et ils se permettent de payer l’argent à certaines personnes, souvent avec l’Aeem pour passer en classe supérieure. A ses dires, le décanat dispose de toutes les preuves, et d’ailleurs il est prêt à porter plainte contre l’AEEM et ses acolytes. Tout est parti, quand le décanat a décidé d’organiser une session de rattrapage. Donc après les résultats fournis par l’informaticien, il a été détecté que les noms des étudiants figurent sur les résultats pourtant ils n’ont pas validé la session. Certains n’étaient même pas au pays. C’est à ce moment qu’ils ont constaté qu’il y a un fameux  réseau de fraudeurs. Pour atténuer la situation, le recteur a suspendu et ensuite abrogé la décision de leur attestation. Ensuite, une autre décision a été prise, pour les autoriser à venir validé leurs semestres et que c’est leur dernière chance. C’est ainsi que  l’AEEM a menacé de perturber les évaluations. Raison pour laquelle, il  a été décidé de leur envoyer les sujets par un numéro whatsapp.

Pour le cas des irrégularités de l’année universitaire 2018-2019, les Dr. Issiaka Coulibaly et Mahamadou Dembélé répliquent que cela concernent les étudiants qui n’ont pas le quitus, une seule preuve qui permet à un étudiant d’être dans le système de la Faculté. Selon leurs informations, il y a eu des malversations au moment de leur inscription, ils ont payé des gens qui ont bouffé leur argent et sans pour autant leur remettre un quitus. D’indiquer qu’il n’y a aucun étudiant omis dans la faculté.

Concernant, la dérogation, ils affirment que ce n’est pas un droit mais plutôt une prérogative du recteur et il étudie les dossiers des étudiants qui en demandent pour les offrir ou pas.

S’agissant du master, les docteurs nous font savoir que le master est offert par l’État aux étudiants méritants qui ont les mentions en licence. Ces derniers, seront appelés pour faire le test pour avoir ce master devant une commission mise en place par la Faculté. La procédure normale que l’actuel décanat applique. Auparavant, les bourses ont été attribuées aux étudiants de l’AEEM et leurs copines qui ne méritent non seulement pas mais ne sont soumis à aucun test.

« Nous sommes là pour assainir la faculté pour que tous les étudiants qui sortent de cette faculté soient de vrais juristes. Donc, pas de place pour les étudiants qui paient l’argent pour passer en classe supérieure. Que les éléments de l’Aeem qui se permettent d’être dans cette association pour passer en classe supérieur sans étudier, qu’ils sachent que cela ne marchera pas pendant notre mandat. D’ailleurs, cette lutte ils ne la font pas pour ces étudiants mais plutôt pour eux même, car ils sont nombreux ceux  qui ne sont pas admis car ils n’aiment pas étudier », concluent-ils.

M.L. KONE

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