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Législatives en CII et affaire de disparition de Birama Touré : Karim Keita entre le marteau et l’enclume

Législatives en CII et affaire de disparition de Birama Touré : Karim Keita entre le marteau et l’enclume

L’affaire de la disparition de notre confrère Birama Touré en fin janvier 2016 pourrait-il pénaliser la réélection du fils du président de la République, Karim Keita pour l’hémicycle. Cette question aujourd’hui taraude les esprits. Bientôt les campagnes électorales s’ouvrent pour les élections législatives prévues pour les 29 mars et 19 avril 2020 prochain. L’honorable Karim Keita, élu en 2013 en Commune II du district de Bamako, président de la Commission de défense au sein de l’Assemblée nationale est en lice cette année avec Hadi Niangadou du MPM et Mme Assitan Diallo de l’ADEMA-PASJ.

Déjà la famille fondatrice (famille de Touré de Niaréla) a rebondit l’affaire de la disparition de leur fils Birama Touré, journaliste à l’hebdomadaire ‘’Le Sphinx’’. Dans laquelle elle a depuis le début soupçonné l’implication du fils du président de la République à cette disparition. Les rumeurs circulaient que le fiston national dans ses visites dans les quartiers de sa commune pour faire part de sa volonté d’être candidat à la députation à sa propre succession ; raison pour laquelle il s’est dans les familles fondatrices de Bamako, pour avoir leurs bénédictions pour sa réélection à la Commune II. Une chose qui a choqué cette famille et qui a du coup tenu un point de presse pour exprimer son mécontentement contre la candidature de Karim Keita en Commune II comme député. « Karim Keita n’osera pas mettre ses pieds dans notre famille. Suite à la disparition de notre fils nous avons appris qu’il aurait été  mêlé dans l’affaire et nous avons jugé nécessaire de le convoquer ici mais il n’a pas voulu répondre à notre appel. A ce moment il devrait être là pour qu’il puisse nous donner sa part de vérité. Alors ce n’est  pas à la veille des élections législatives qu’il oserait mettre ses pieds ici surtout solliciter notre concours », révèle Madou Touré visiblement en colère. Ce dernier va loin en disant qu’ils feront tout pour empêcher sa réélection et qu’ils feront appel à tous leurs connaissances pour ne pas voter la liste dans laquelle figure Karim Keita, lors de ces élections législatives qui se tiendront le 29 mars pour le premier tour. Car, ils estiment qu’il faut que cette affaire de disparition d’un des leur soit éclairée. Face à cette sortie médiatique de la famille fondatrice de Bamako on se questionne si leur mise en garde aura les effets pour barrer la route de l’hémicycle à Karim Keita. En tout cas, il serait à cet instant difficile d’en avoir une idée. Parce que l’avis de la famille n’est pas partagé par tous les populations de ladite commune.

Par ailleurs, il est cependant à rappeler que suite à la disparition de Birama Touré c’est le journal le Sphinx où il travaillait d’accuser Karim Keita, comme commanditeur de sa disparition. Du coup, l’incriminé n’a pas tardé à porter plainte contre ledit journal pour diffamation. A l’époque, un des avocats de l’élu justifie sa démarche : « Il s’agit d’accusations très graves qui sont suivies et qui sont données par voie de presse. Il est important que M. Karim Keïta puisse saisir la justice, se justifier par rapport à ces accusations sans fondement. ». A l’issue du jugement, le journaliste a été débouté par le tribunal, car jusqu’à preuve du contraire aucune preuve n’est trouvée pour affirmer l’implication du fiston national dans cette affaire. Néanmoins, les enquêtes doivent être poursuivies pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a tant duré. Et il est normal que la famille du disparu et ses collaborateurs soient informés pour le sort des siens.

S.B. TRAORE

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