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Lutte contre le Paludisme : Plus de 200 millions de personnes touchées au monde et plus de 2 millions au Mali

Lutte contre le Paludisme : Plus de 200 millions de personnes touchées au monde et plus de 2 millions au Mali

En prélude de la journée mondiale et de la semaine nationale de lutte contre le paludisme édition 2019, le Directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Dr. Idrissa Cissé a animé, le mardi 23 avril 2019, une conférence de presse. C’était dans la salle dudit programme en présence du représentant du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Marakatié Daou ainsi que les partenaires techniques et financiers dont l’OMS.

Le thème de cette 12e édition est : « Zéro paludisme je m’engage » plusieurs activités sont programmées au cours de la semaine nationale de lutte contre le paludisme, commencée hier jeudi 25 avril 2019. Dans sa présentation, le Directeur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Dr. Idrissa Cissé a défini le paludisme comme une maladie parasitaire due à un protozoaire du genre plasmodium, elle se transmet à l’homme par la piqûre d’un moustique (anophèle femelle infectée). Selon le rapport paludisme 2018 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de paludisme a été estimé à 219 millions dans le monde en 2017 dont 435 000 décès. 90% des cas de paludisme surviennent en Afrique et 80% des décès sont dus à cette maladie avec comme résultat la mort d’un enfant par paludisme toutes les deux minutes. Pour le cas du Mali, le Directeur Dr. Idrissa Cissé a souligné qu’au Mali, selon l’annuaire statistique du Système local d’information sanitaire 2018 (SLIS) 2 614 104 cas confirmés soit 39% des motifs de consultation, 1 863 131 cas simples et 750 973 cas graves avec 1 010 décès soit un taux de létalité de 0,38%. Il a indiqué que les cibles du paludisme sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

Concernant les stratégies de lutte contre le paludisme au Mali, le Directeur Cissé a soutenu qu’en matière de prévention 84% de taux d’utilisation de MILDA chez les enfants de moins de 5 ans et 89% chez les femmes enceintes selon l’EDSVI de 2018. De même, 44% de Traitement préventif intermittent (TPI) du paludisme à la Sulphadoxine pyrimethamine (SP 3) chez la femme enceinte selon le rapport PNLP 2018. Il a énoncé plusieurs autres stratégies de lutte contre le paludisme et d’énumérer l’accès aux intrants de lutte contre le paludisme. Il s’agit de la gratuité des MILD, CTA et artesunate injectable aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes ; la gratuité de la SP aux femmes enceintes ; la gratuité de la TDR pour toute la population et enfin la subvention des CTA pour les autres couches de la population.

S’agissant des résultats obtenus, il a cité quelques uns dont 1 681 361 MILD ont été distribuées en 2018. 79,28% des femmes enceintes en CPN et 78,60% enfants ayant fait le vaccin de la rougeole. Il a dit que la prise en charge des cas de paludisme au niveau des formations sanitaires en 2018 s’estime à 95% des cas suspects diagnostiqués par la GE ou le TDR ; 59% confirmés par GE ou le TDR et 97% de paludisme simple traités par CTA. Pour les difficultés rencontrées, le Directeur DR. Cissé a souligné la faible disponibilité des intrants (MILD) pour la couverture universelle et pour le traitement des cas de paludisme grave ; l’insuffisance dans l’approvisionnement des structures périphériques ; l’insuffisance dans la gestion de stocks au niveau opérationnel ; recours tardif aux soins ; lourdeur des procédures financières ; dépendance de la lutte aux financements extérieurs et le retard dans l’opérationnalité du nouveau siège. Dans les perspectives, le Directeur a estimé à mobiliser des ressources humaines et financières afin de consolider les acquis ; à prendre de nouvelles mesures pour accélérer la réduction de la transmission en utilisant des méthodes novatrices ; à améliorer la contribution du secteur privé dans la lutte. « Malgré les difficultés rencontrées, nous constatons qu’il y a un réel engagement des autorités et des partenaires pour l’accès universel aux stratégies et des avancées en vue de l’accélération du contrôle vers la pré-élimination et l’élimination du paludisme au Mali à l’horizon 2030 », a-t-il soutenu.

Pour le représentant du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Marakatié Daou, la lutte contre le paludisme a toujours été une priorité pour le gouvernement du Mali comme l’atteste son adhésion à plusieurs initiatives internationales notamment la mise en place du PNLP en 1993 suite à sa participation à la conférence ministérielle d’Amsterdam. Il a signalé que la vision du PNLP pour l’horizon 2030 est :’’Un Mali sans paludisme.

B. KONE

Le Fondement

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