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Lutte syndicale : Quels sont les acquis de l’UNTM de 2010 à 2020?

Lutte syndicale : Quels sont les acquis de l’UNTM de 2010 à 2020?

L’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) est aujourd’hui, la principale centrale syndicale qui a mené plusieurs luttes syndicales depuis sa création dans les années 1963 à nos jours. Dans cet article nous avons voulu jeter notre dévolu sur les acquis de cette centrale de 2010 à 2020, soit une décennie.  

En effet, il est indéniable que seul le travail permet à un pays de se développer et de mettre les travailleurs dans les conditions idoines pour exécuter leurs tâches régaliennes est aussi un devoir pour l’État. Ainsi, les syndicats ont été créés avec pour objectif principal de défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs. Raison pour laquelle ils mettent la pression sur les autorités afin que leurs doléances soient satisfaites et que les travailleurs soient mis dans les conditions optimales pour exécuter leur devoir régalien. Cependant, il est à retenir que la lutte syndicale est un droit constitutionnel et elle doit être faite dans le respect des normes législatives. Par conséquent joint par nos soins, le Secrétaire administratif du bureau central de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly nous a rappelé quelques acquis de leur lutte syndicale de 2010 à nos jours.

Selon M. Bengaly, de2010 à nos jours il y a eu beaucoup d’acquis au bénéfice des travailleurs maliens voire du peuple Malien à travers la lutte syndicale de l’UNTM. Il s’agit entre autre de l’augmentation de la grille salariale, l’amélioration de la valeur initiale, l’augmentation du SMIG, la chute de l’ITS, la stabilité du prix des denrées de premières nécessités entre autres.

La valeur initiale est un droit pour tous les fonctionnaires, elle est augmentée de 333,75 à 400,14 soit une augmentation de 20%, acquise en 2014. Il a eu l’augmentation sérieuse de la grille salariale en 2019 qui a fait que les fonctionnaires avaient une grille 920 plafond pour la catégorie A sont aujourd’hui à 1200 soit une augmentation de 33% sur le grille salariale. Par rapport au salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), il y a eu une évolution considérable. Il était de 28 460  F est arrivé à 40 000 F CFA ce qui a fait qu’aujourd’hui le Mali a dépassé plusieurs pays de la sous-région en terme de SMIG. En ce qui concerne l’ITS, il a chuté en 8 points. C’est un baromètre réglementé par le code des impôts. Ainsi, les allocations familiales ont évolué de 1500 FCFA à 3500 F CFA avec une particularité de 4000 FCFA pour un enfant handicapé. L’UNTM a eu un acquis dans sa lutte syndicale concernant  l’obtention d’une prime de services rendus aux fonctionnaires. Désormais un fonctionnaire bénéficiera d’un mois de salaire pour l’accompagner. Il faut aussi souligner la stabilité sur le prix des denrées de premières nécessités, le riz, le sucre, la viande et autres. Il est normal de rappeler qu’en 2011, l’UNTM avait organisé un forum national sur les prix de ses denrées de premières nécessités à l’issu duquel, il y a eu la mise en place d’une commission de prix et qui est toujours fonctionnelle. En plus on peut ajouter pour l’eau et l’électricité, car c’est grâce à la lutte de l’UNTM qu’il y a eu des réductions sur l’eau et l’électricité. Sinon le gouvernement avait augmenté le coût de l’eau et de l’électricité mais l’UNTM s’y est imposé, nous précise Issa Bengaly. En matière de liberté syndicale, il fait savoir que l’UNTM a eu gain de cause parce qu’auparavant il y avait trop de pression donc aujourd’hui cet entrave à la liberté syndicale est devenue rare. Il faut tenir compte de l’avantage démocratique, car en 2012, après le coup d’État, l’UNTM a joué un rôle prépondérant pour le retour à l’ordre constitutionnel, rappelle M. Bengaly. Et d’indiquer qu’à travers la lutte de l’UNTM, l’État s’est engagé à soutenir les entreprises pour garantir les emplois.

En outre, M. Bengaly souligne l’égalité d’âge  pour le départ à la retraite. Avant certains fonctionnaires partaient à la retraite à l’âge de 65 ans, d’autre à  62 ans etc, donc il fallait y apporter une correction. De même, selon notre interlocuteur, le code de travail a aussi été amélioré grâce à la lutte syndicale de l’UNTM en faveur des travailleurs maliens. Il énonce ainsi que l’UNTM fait toujours pression sur l’État pour éviter de brader certains services publics.

Par ailleurs, selon Issa Bengaly, secrétaire administratif du bureau central de l’UNTM, il y a aussi eu des promesses qui ne sont pas encore acquises dont le cas des compressés suite à l’ajustement  structural, donc l’État doit payer le droit de ces travailleurs. Les partants volontaires à la retraite aussi qui ont quelque part leur droit de la part de l’État.

Il est cependant à retenir que l’UNTM est une centrale syndicale qui représente 95% des fonctionnaires du pays.

B. KONE

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