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Menace de mort contre la famille présidentielle et apologie du terrorisme : le prêcheur Bandiougou Doumbia écroué et l’HCI réclame sa libration

Menace de mort contre la famille présidentielle et apologie du terrorisme : le prêcheur Bandiougou Doumbia écroué et l’HCI réclame sa libration

La semaine dernière une vidéo, dans laquelle on voit le prêcheur Bandiougou Doumbia fâché, profère les propos contre le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita et sa famille circulait sur les réseaux sociaux. La vidéo a été enregistrée au cours d’un meeting à Tabacoro, d’où ledit endroit est en voie de destruction et il serait un patrimoine de l’OMH (Office malien de l’habitat), pour fin de réalisation des logements sociaux. 

A Tabacoro les familles des milliers de personnes sont menacées par la destruction. L’endroit qui semble appartenir à l’Office malien de l’habitat (OMH) fait l’objet d’une construction de logements sociaux. Malgré la sommation, les maisons ont poussé du sol comme des champignons. Pour empêcher d’éventuelle démolition de leurs maisons, les protagonistes ont rapproché le prêcheur Bandiougou Doumbia, qui serait un propriétaire des parcelles de ladite localité. Lors des rencontres ou des rassemblements, le prêcheur Doumbia qui a le verbe facile, pris toujours la parole pour dénigrer le régime, critiquer la gouvernance du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. A cet effet, le dimanche 16 février dernier, le prêcheur Bandiougou Doumbia comme d’habitude a pris la parole devant les journalistes. Cette fois-ci il va très loin. Car, dans la vidéo, le prêcheur énonce qu’IBK est incompétent et qu’il doit être chassé du pouvoir. Selon lui, IBK ne pourra pas se déplacer pour aller rencontrer les pauvres maliens qui l’ont élu, mais répond urgemment à l’appel du président français, qu’il qualifie de ‘’gamin’’. Il dira que ‘’ IBK est un fou soit il continue de boire, car il avait dit qu’il a cessé de le faire, mais ses habitudes à l’égard du peuple malien, prouve à suffisance qu’il boit’’. En outre, le prêcheur fait savoir que les religieux tels que Cheick Bouillé Haidara, Cherif Ousmane Madane Haidara, Mahmoud Dicko étaient les négociateurs du pouvoir d’IBK, c’est grâce à leur appel qu’il a été élu en 2013. « Ce sont mes maitres mais qu’ils sachent que s’ils ne disent pas la vérité au peuple malien sur IBK, ils seront les comptables de la gestion d’IBK dans l’au-delà, devant Dieu», souligne-t-il. A l’entendre, le Mali n’a jamais eu un mauvais président incompétent et insoucieux des souffrances de son peuple qu’IBK. « Nous ne souhaitons pas une crise à Bamako mais s’il y’en a nous allons retrouver la famille d’IBK et les égorger », déclare-t-il. A ses dires, aujourd’hui l’injustice gagne du terrain sous le régime d’IBK et les pauvres ne savent plus à quel saint se vouer. C’est pourquoi il préfère soutenir et même rejoindre les terroristes Amadou Kouffa et Iyad Ag Ali. « Dans le centre du pays le pouvoir ne fait qu’abuser du droit du citoyen. A titre d’exemple, le bœuf d’un vieux a été volé par un jeune, reconnu il a été interpellé par la police à Sevaré et il a reconnu les faits, pris l’engagement de payer le bœuf du vieux. Le vieux a fait des va et vient au Commissariat sans suite et quelqu’un a rapproché le vieux pour lui conseiller d’aller raconter cela à Amadou Kouffa, derrière le fleuve et il sera satisfait. Aussitôt dit aussitôt fait. Kouffa envoie deux de ses éléments pour venir chez le jeune et son père et leurs donnent un ultimatum. Avant ce délai, le jeune a remboursé la somme du bœuf du vieux », narre-t-il. C’est pour cette raison, le prêcheur dira qu’ils sont avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ali qui font le djihad pour l’instauration de la charia. Il estime qu’il faut être violent pour qu’on te respecte au Mali avant d’inciter les gens à tuer quiconque qui viendra pour démolir leurs maisons. « Si vous tuez un parmi eux vous aurez tué un mécréant et si vous êtes morts en défendant vos maisons vous serez en Paradis », adresse-t-il à ses auditeurs.

En effet, après que cette vidéo ait inondée les réseaux sociaux, le prêcheur Bandiougou Doumbia a été interpellé, le lundi 17 février 2020, par la Brigade d’investigations judiciaires (BIJ) avant d’être déféré le jour suivant, dans la soirée, à la Maison centrale d’arrêt de Bamako Coura, après avoir fait l’objet d’un mandat de dépôt. Et son audience est prévue le 09 mars prochain au tribunal de la CVI. Trois jours après sa détention, le Haut conseil islamique a animé un point de presse pour présenter ses excuses aux personnes ciblées et choquées par les propos du prêcheur Doumbia. Le vice-président Ibrahim Kontao a fait savoir l’incriminé a fauté mais que l’erreur est humain et c’est pourquoi ils réclament la clémence des autorités compétentes et judiciaires pour lui libérer afin qu’il vaque dans ses préoccupations. Par ailleurs, il est à évoquer que sieur Doumbia n’est pas à sa première fois de proférer des propos déplacés contre les autorités. En 2012, il a parlé très mal contre Dioncounda Traoré, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, lors de la modification du Code de la famille et grâce aux interventions il a pu éviter la prison.

Affaire à suivre…

B. KONE

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