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Modibo Sidibé, ancien Premier ministre : « Notre pays vit la crise la plus grave, la plus profonde et la plus dangereuse de son histoire contemporaine »

Modibo Sidibé, ancien Premier ministre : « Notre pays vit la crise la plus grave, la plus profonde et la plus dangereuse de son histoire contemporaine »

Le Centre internationale de conférence de Bamako (CICB), a abrité, le samedi 27 avril 2019, une grande rencontre entre les acteurs politiques, institutionnels et la société civile. Organisée par le parti FARE, l’objectif visé de cette rencontre était de faire les synthèses des rencontres que le parti FARE a initié avec les acteurs socio-politique afin qu’il ait un Dialogue national refondateur qui est, à leurs yeux, une véritable opportunité historique porteuse d’avenir pour le Mali. 

Pour l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, l’objectif à terme est de disposer grâce au Dialogue national refondateur des propositions endogènes et partagées devant permettre à notre pays d’engager les reformes institutionnelles et politiques indispensables à sa sécurité, son développement et sa croissance. « Nous le savons tous, mais je répète, notre pays vit la crise la plus grave, la plus profonde et la plus dangereuse de son histoire contemporaine », a-t-il insisté. Pour lui, la situation sécuritaire, politique et économique, la haute tension sociale, les conflits fratricides, la dégradation continue des conditions de vie des populations, la perte de confiance des citoyens à l’égard des Institutions de la République et de la classe politique, les trafics criminels en tout genre, le risque de partition du Mali et d’effondrement de l’Etat, sont autant de réalités qui exigent des réponses appropriées et urgentes.

A ses dires, l’idée est venue suite au sorti des élections présidentielles de juillet-août 2018, d’engager des rencontres avec les partis politiques de la majorité comme de l’opposition, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, des hauts responsables de nos institutions, et des personnalités indépendantes, pour partager avec tous, la vision du processus de sortie de crise de notre pays que le parti a élaboré. Parce que sans projet, a-t-il dit, encore moins un agenda politique clair et consensuel de sortie de crise, c’est le chemin vers l’inconnu.  « Aussi, il nous a paru évident que seule une démarche articulée en processus, ouvrant une vraie perspective pourrait rassurer nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora, et rassurer ceux qui se tiennent à nos cotés », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que ces rencontres ont permis de constater de nombreuses convergences de vue sur des points essentiels. Il s’agit principalement du diagnostic de la situation nationale, des enjeux et des périls, de l’idée d’un processus de sortie de crise solide et endogène, d’un agenda du Mali, de l’appréciation du processus qu’ils proposent, de la nécessité de ne plus panser les plaies mais bien de les guérir, de la réaffirmation de la république et de ses valeurs, de la nécessité du dialogue national des vulnérables de l’État, de la démarche inappropriée de la révision constitutionnelle entamée par le gouvernement, du changement radical dans la gouvernance, entre autres.

Ainsi, toujours selon le Président du parti FARE, Modibo Sidibé, suite à ces échanges, il nous a paru logique et constructif de réunir tous ceux avec lesquels nous avons partagé notre proposition de sortie de crise dans le but d’élaborer ensemble la synthèse de nos points de vue respectifs, afin d’en établir les convergences et de nous interroger sur la suite à donner à notre quête commune d’une sortie de crise effective et durable pour notre pays.

Ce faisant, a-t-il énoncé, il nous a semblé opportun, sans exclure quelque aspect que ce soit, d’approfondir nos échanges sur le dialogue national refondateur, le sens et la portée de la Conférence des forces politiques et sociales (accord politique), et la nécessité d’un apaisement des différents fronts qu’induit le pacte de stabilité pour la sécurité, la croissance et le développement.

Le conférencier l’ancien ministre, Ousmane Sy, a mis l’accent sur le processus de la tenue du dialogue national refondateur. Dans les interventions des participants beaucoup ont affirmé leur accord pour la tenue du dialogue et aussi de légiférer les recommandations qui seront élaborés.

B. KONE

LE FONDEMENT

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