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Politique : Les politiciens sirotent-ils le sang du peuple?

Politique : Les politiciens sirotent-ils le sang du peuple?

Le Mali se trouve dans une situation très critique. Les causes principales de ce mal on peut le dire, à haute voix, sont les politiciens. On peut dire que la politique désigne ce qui est relatif à l’organisation et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée. Mais au Mali et dans plusieurs pays africains voire au-delà,  la politique est le lieu pour les politiciens de s’enrichir sur dos du peuple. Au Mali depuis l’avènement de la démocratie dans les années 1991, ce sont les politiciens qui ont fait chuter ce pays et qui l’ont mis sur le chemin du chaos. 

Le Mali a eu accès à la souveraineté internationale le 22 septembre 1960 sous le leadership de Modibo Keita, premier Président et ses compagnons. Ce dernier avait opté pour le régime social pour l’émergence du pays. Avec la complicité de la France, il a été destitué du pouvoir par un coup d’État, mené par un certain capitaine Moussa Traoré. Ce jeune militaire agréé le pays à sa façon pendant 23 ans. A l’époque, les jeunes intellectuels envoyés à l’extérieur par l’Etat pour étudier afin de retourner servir le pays, se sont montés contre le régime. Ils ont lutté pour l’avènement de la démocratie. Ce sont ces jeunes intellectuels de l’époque, qui sont aux affaires actuellement.

Alors, après la chute de Moussa Traoré la démocratie est venue avec comme premier Président de la République, Alpha Oumar Konaré. Dès lors, la corruption, la malversation financière, la délinquance financière, le favoritisme, le clientélisme sont devenus monnaies courantes de la vie quotidienne du pays. Certes, ils pourraient y avoir des politiciens, des dirigeants honnêtes qui n’ont pas volé un franc de l’État. En réalité, même s’ils existent, ils ne sont pas nombreux.

Ainsi, à cause de la corruption, l’éducation de base est bafouée, les entreprises étatiques ont été privatisées. Quelle honte pour ces générations de politiciens. Ils ont oublié le sens de la politique qui consiste à servir le pays et non le contraire. Ces cadres se sont donnés au détournement de  fonds publics pour construire des villas à coûts de centaines de millions de francs CFA voire de milliards de francs CFA ; acheter des voitures de luxes à coût de millions de francs CFA pour leurs femmes et leurs enfants; acheter des centaines d’hectares de champs ; envoyer leurs enfants étudier à l’extérieur avec des millions de francs CFA…En outre, les plus malhonnêtes parmi eux osent aller investir hors du pays en se procurant des belles maisons et autres.

Ces politiciens doivent savoir qu’ils font la honte de la nation malienne et le jugement dernier pourrait être affreux  pour eux. La politique est devenue un chemin court et facile, pour les intellectuels pour s’enrichir le plus rapidement possible sur le dos du peuple en détournant le denier public. Tous les politiciens d’aujourd’hui et les cadres qui ont eu à un moment donné à gérer ce pays doivent se reconnaître ‘’coupable’’ dans l’état actuel du pays.

Gouvernement de large ouverture, un gâteau à partager ?

Les politiciens crient sur les toits pour se faire entendre en se considérant comme un messie pour sortir le pays de l’ornière. En réalité, c’est de la comédie, aucune cohérence entre leurs actes, leurs paroles et leurs faits. Ils font tous des boucans pour être nommé ministre, directeur, ambassadeur quelque part. Et là, pour siroter le sang du peuple en détournant des fonds publics à travers les impôts et autres taxes des contribuables qui font que l’État gagne l’argent pour fonctionner.

A quand l’émergence du Mali ?

Le Mali n’est pas un pays pauvre mais plutôt n’a jamais eu un bon président, des ministres, des cadres honnêtes qui se  désintéressent de la chose publique. Tous les maliens sont interpellés à adopter un comportement digne car quiconque s’empare d’un franc de l’argent public se voit commettre un péché très grave. C’est pourquoi, la religion (n’importe quelle religion) doit être assimilée par ses pratiquants et la dignité doit être le compagnon de tous. Et toutes personnes  ayant la chance d’être présidents, ministres,  directeurs, cadres ou fonctionnaires doivent être les plus honnêtes face aux choses publiques. De se mettre en tête, qu’ils doivent servir l’État et non de se servir de l’État. Leur salaire doit être leur fierté pour vivre dignement dans ce bas monde.

M.L. KONE

Le Fondement

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