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Projet WANECAM II : Une nouvelle solution thématique pour lutter contre le paludisme

Projet WANECAM II : Une nouvelle solution thématique pour lutter contre le paludisme

La deuxième phase du Réseau Ouest Africain pour le Développement des Médicaments Antipaludiques (ROAMA II) ou West African Network for Clinical trials of Anti-Malarialdrugs(WANECAM II) a été lancée, le lundi 15 avril 2019, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako. C’est le partenariat entre l’Europe et les pays en voie de développement pour les essais cliniques (EDCTP) sur un financement de 10 millions d’euros pour 5 ans.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme la ministre de l’innovation et de la recherche scientifique, Assétou Founè Samaké Migan, en présence du Coordinateur du projet WANECAM II, professeur Agrégé Abdoulaye Djimé, non moins directeur du MRTC-Parasitologie ; le Doyen de la Faculté de pharmacie, Pr. Boubacar Traoré ; le Recteur de l’USTTB ; les chercheurs WANECAM II, et des invités.

Ce projet vise à soutenir les essais cliniques en phase finale portant sur une combinaison de médicaments antipaludiques de nouvelle génération comprenant le composé KAF156 (ganaplacide). Ces essais seront réalisés dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale : (Burkina Faso, Gabon, Mali et Niger) ; et 6 pays européens (Allemagne, Angleterre, France, Pays Bas, Suède et Suisse).

Selon le professeur Djimé, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du lancement d’un nouveau réseau de recherche sur des médicaments contre le paludisme. Un réseau qui regroupe 6 pays Européens et 4 pays Africains qui va durer 5 années et travaillé en collaboration avec les partenaires de NOVARTIS et le MMV pour le développement clinique d’un nouveau médicament appelé le Ganaplacide, qui est un médicament qui va être plus efficace sur les parasites résistants aux médicaments actuels. Pour lui, ses travaux vont contribuer à consolider les acquis qui ont été engrangés depuis 10 ans, dont il ya eu une réduction significative de la charge du paludisme tant au Mali qu’à l’échelle internationale. Pour consolider ses acquis il faut de nouveau médicament. Aujourd’hui, nous sommes à l’échelle du développement clinique du médicament, si nos médicaments démontrent leur efficacité, ils vont être mis à la disposition des programmes nationaux de lutte contre le paludisme et mise à la disposition des populations pour la prise en charge du paludisme.

Dans son discours d’ouverture, la ministre de l’Innovation et de la Recherche scientifique, Assétou Founè Samaké, a déclaré que cette nouvelle combinaison antipaludique a été développée par Novartis avec le soutien scientifique et financier de MMV en collaboration avec la Fondation Bill et Melinda Gates, dont sa structure et son mode d’action diffèrent de ceux des antipaludiques actuellement sur le marché. Selon elle, cette nouvelle étape dans le traitement de cette redoutable maladie qui se dessine aujourd’hui ayant pour objectif de: faire progresser considérablement le développement clinique de KAF156 ; créer une nouvelle équipe de recherche clinique au Niger, pays insuffisamment représenté dans le paysage de la recherche en Afrique ; améliorer les capacités et l’infrastructure ciblées de toutes les équipes impliquées ; et de former de jeunes scientifiques africains et européens dans le cadre de cours de courte durée, ainsi que les cours de maitrises et de doctorat.

F. COULIBALY  (Le Fondement) 

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