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Transition : Le Colonel Goita remplace le treillis par un costume !

Transition : Le Colonel Goita remplace le treillis par un costume !

Depuis le renversement d’IBK, nombreux sont les maliens qui observent les militaires putschistes dans la gestion du pouvoir. Si certains ont exprimé leur désarroi contre le poste de Vice-présidence, considéré  comme un gaspillage des maigres ressources des pauvres citoyens, et anticonstitutionnel, d’autres estiment qu’il doit se consacrer sur les objectifs assignés. Bientôt quatre mois que rien ne bouge et qu’aucun acte concret n’a été posé pour que la majorité des maliens aient confiance au colonel Assimi Goita et en ses hommes.

Certes le pays était dans l’impasse sous le régime d’IBK, mais force est de reconnaître que le coup d’État est loin d’être une panacée pour sortir le Mali de l’ornière. Au Mali, ils sont nombreux à se considérer patriote mais une fois à la gestion publique, aux postes clés, ils ne songent qu’à leur poche et bonjour la corruption, aux détournements de fonds publics. En effet, depuis l’avènement de la démocratie en 1992, les politiciens et autres cadres du pays ont majoritairement trahi le peuple en dilapidant l’argent public pour leurs bien êtres et ceux de leurs progénitures. Raison pour laquelle, au Mali, il existe des fonctionnaires milliardaires et pourtant leur masse salariale ne leur permet de l’être. Ainsi, la corruption a atteint son paroxysme et cela dans tous les secteurs de développement du pays dont l’armée.

Cependant, en moins de 8 ans le Mali vient de connaître deux coups d’État. C’est comme dire que certains militaires n’ont pas suivi de formations que de profiter de certaines situations socio-politiques pour faire des coups d’État. Le constat a prouvé que les acteurs de coup d’État d’août 2020 sont majoritairement les bénéficiaires du coup d’État de 2012, dont l’actuel président du Conseil national de la transition, Colonel Malick Diaw. Pourtant aucun de ces militaires n’a inscrit son nom dans l’armée de façon significative à travers des actes concrets de bravoures. Du coup, beaucoup de maliens désespèrent peu à peu à cause de pratiques dont certaines ont été les causes de la chute du régime d’IBK. Le favoritisme, le clientélisme dans les nominations en s’accaparant des postes clés du pays. Le gaspillage des maigres ressources des pauvres citoyens pour leur confort et celui de leurs familles. « Si ces militaires sont de bonnes fois comme beaucoup de maliens le pensent, la première chose qu’ils devraient faire était de réduire le train de vie de l’État et leur salaire pendant cette transition. En un mot montrer le bon exemple. Sinon moi personnellement je n’ai aucune confiance en ces militaires et je ne pense pas qu’ils puissent aider le pays à sortir de la crise sociopolitique et économique», exprime Ibrahim Konadji.

Goita troque son treillis contre un costume

Non seulement le poste de Vice-présidence qu’occupe le chef des militaires putschistes aujourd’hui, Assimi Goita, est budgétivore mais ce dernier semble laisser sa tenue militaire au profit du costume. D’aucuns estimaient que le poste de Vice-présidence est anticonstitutionnel, néanmoins, que si le poste est imposé, il devrait être installé dans la région de Mopti pour galvaniser les troupes aux fronts. Hélas, le colonel Goita a préféré les conforts du pouvoir, dans les bureaux et dans les véhicules bien climatisés et profiter des promenades dans certains pays. La semaine dernière, le leader des militaires putschistes s’est rendu au Togo, au Niger et en Guinée Conakry. Au Togo, il a été reçu par le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé Eyadéma, qui est venu au pouvoir par un coup d’État constitutionnel après le décès de son père au pouvoir en 2005. Par la suite, il s’est rendu au Niger pour présenter les condoléances suite à une attaque terroriste qui a fait plus de cent morts. « Le Vice-président effectue des voyages que je trouve inutile pour notre pays. C’est du tourisme et du gaspillage de l’argent public sinon aucune importance et aucun retombé pour notre pays. Son rôle pendant cette transition est de sillonner le centre du pays, le nord pour exhorter les militaires sur le champ de bataille. Qu’il aille délivrer Farabougou et autres villages où les terroristes dictent leur loi. Donc qu’il fasse attention car le peuple observe », déclare Amadou Bamba.

Par ailleurs, le président de la Transition, Bah N’Daw dont la majorité du peuple estime être un homme d’espoir, ne doit pas perdre de vues les militaires putschistes grâce à qui il est à ce poste.

B. KONE

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