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Edito : Tiébilé Dramé a repris du service

Edito : Tiébilé Dramé a repris du service

Le leader du parti du bélier blanc a renoué avec son jeu favori : le dénigrement et les artifices

Le président du PARENA, Tiébilé Dramé, a repris du service. En effet, après des mois de silence, laissant son patron, Soumaïla Cissé, aller au charbon, revoici le leader du parti du bélier blanc, pour son jeu favori : le dénigrement et les artifices.

C’est ainsi qu’il a organisé une conférence de presse, jeudi dernier, dans la foulée à la fois, du meeting très controversé de l’Imam Dicko et de la désignation d’IBK par ses pairs « Champion de l’UA pour les questions de culture et d’héritage ». Une manière de  jeter de l’huile sur le feu et de tenter d’éclipser l’honneur fait, à notre pays, à travers son président IBK, en évoquant « une évaporation financière au sommet de l’Etat ». Et dans ses explications, il a été incapable d’étayer les éléments de son accusation. Dans un exercice pénible, il brode autour des recettes fiscales, de la pression fiscale, de la dette intérieure, du déficit budgétaire, pour conclure à une « évaporation financière au sommet de l’état ». Ce qui, dans ses commentaires, ne correspond ni plus ni moins qu’à un manque à gagner pour les services de recouvrement de l’Etat.  Il le dit avec peu de conviction, en annonçant un chiffre au hasard « un trou béat de 500 à 600 milliards de nos francs  pour le budget national en 2018 ».

L’économie n’est pas la littérature. C’est une science exacte. Le budget 2018, voté par l’Assemblée nationale est terminé. Il n’y a même pas eu de collectif budgétaire pour une rectification, parce que le budget est désormais en mode programme. Sans recettes, pas de dépenses. Sans programmation, pas d’exécution. «  Le trou béat » de Tiébilé Dramé n’existe que dans sa tête, encore qu’il l’impute au sommet de l’Etat, comme étant une évaporation. C’est une inexactitude. Une volonté délibérée de faire mal « au sommet de l’Etat », au moment même où l’UEMOA se réunit à Bamako, dans le cadre de la Revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets 2018, qui annonce un taux de mise en œuvre des réformes de 77% contre 62% en 2017, soit une progression de 15 points. Notre pays est le seul à pouvoir faire cette progression de plus de 10 points au sein de l’Union dans la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les politiques sectorielles. Et Tiébilé Dramé vient nous raconter des chiffres et données que le PARENA peine à maitriser.

Ensuite, il joue sur un décompte macabre, dont il est le seul maitre des chiffres, des attaques, souvent gonflées, dans l’optique de démontrer que c’est arrivé par « la faute des autres ». C’est bien l’lynx envers nos pareils et taupe envers nous-mêmes ! (la Fontaine Fable).

L’ancien président français Hollande a bien dit qu’il faut du temps pour combattre le terrorisme, nous l’avions toujours écrit, même si Tiébilé Dramé veut faire croire le contraire, en arguant que c’est parce que lui et Soumi ne sont pas aux affaires, sinon, la situation serait résolue depuis longtemps. Que non ! Que non !

Tiébilé Dramé a vraiment repris du service, comme en 2015, lors de la visite d’Etat d’IBK, au cours de laquelle le président français d’alors, François Hollande, a honoré le Mali. Ainsi, pour nuire à IBK et ternir sa belle image, des tracts ont été distribués par des militants PARENA, sous l’œil bienveillant de Tiébilé Dramé, qui avait expressément fait le déplacement à Paris.

Très déçu par ce comportement, IBK, de retour au pays, a qualifié Tiébilé Dramé de ce que vous savez.

Aujourd’hui encore, parce qu’IBK est désigné « Champion de l’UA pour les questions de culture et d’héritage », Tiébilé Dramé fait une sortie hasardeuse pour tenter de faire oublier aux Maliens cet honneur, en accusant « le sommet de l’Etat ». Il le fait, sans aucune preuve. Sans se convaincre lui-même. L’essentiel étant de dégainer, pour se faire plaisir et donner une existence factice à son parti, à un moment où la décrispation politique se dessine. Alors, que veut Tiébilé Dramé ?  Le départ d’IBK ? Dieu, le tout puissant, ne l’a pas encore décidé. Les dénigrements et mystifications n’y changeront rien.

Elhadj Chahana Takiou (22 Septembre)

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