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CVJR : 10 999 victimes ont fait leurs dépositions selon le bilan annuel 2018

CVJR : 10 999 victimes ont fait leurs dépositions selon le bilan annuel 2018

Le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), M. Ousmane Oumarou Sidibé a présenté son bilan annuel. C’était, le 24 janvier passé, à la Maison de la presse, lors d’une conférence de presse. Il a affirmé qu’à la date du 21 Janvier 2019, en tout 10 999 (dix mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf) victimes ont fait leurs dépositions dans les antennes, bureau et auprès des équipes mobiles.

Le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), M. Ousmane Oumarou Sidibé, a présenté le vœu de la CVJR pour la nouvelle année, il a aussi associé à ce vœu l’ensemble des victimes de différente crise que le Mali a connu, les personnes déplacées, les personnes refugiées et toutes la population malienne qui souffre de cette crise. Avant de parler de l’historique de la CVJR. Selon lui, la commission vérité, justice et réconciliation est une idée qui a été mise en place dans tous les pays qui ont traversé des conflits longs, de graves violations de droit de l’homme pour essayer de réparer la situation, de sortir les pays pour le mettre sur une perspective de cohésion sociale, de réconciliation. C’est ainsi que l’accord d’Alger a prévu l’opérationnalisation de la commission vérité, justice et réconciliation, qui a été créée par une loi de 2014. A ses dires, c’est un contexte de plusieurs crises que le Mali a connu depuis son indépendance, quatre rébellions armées (1963, 1990, 2006, 2012) et trois coups d’Etat (1968, 1991et 2012), qui ont entrainé de graves violations de droits de l’homme, ce sont entre autres les idées de la création de la CVJR.

Parlant des grandes missions de la CVJR, il dira que la mission fondamentale première de la CVJR c’est de construire une paix et une réconciliation durable : la recherche de la vérité, c’est-à-dire, enquêter sur les graves violations des droits de l’homme individuelles ou collectives commises dans le pays, et spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants ;proposer  des réparations pour les victimes, qu’il soit symbolique, matérielle, financière, collective ou individuelle ; créer les conditions de retour et de réinsertion sociale des personnes réfugiées et déplacées ; favoriser le dialogue intra et inter communautaire entre les populations et l’Etat etc.

Par rapport à la recherche de la vérité, il estime que l’identification et le recensement des victimes ont débuté en janvier 2017 sur toute l’étendue du territoire hormis la région de Kidal qui a ouvert son antenne récemment le 18 décembre 2018, qui a commencé à recevoir des dépositions dès le 24 décembre.  Avant d’ajouter qu’au 21 janvier 2019 les victimes se sont déplacées personnellement, en tout 10 999 ont fait leurs dépositions dans les 6 antennes régionales, bureau et auprès des équipes mobiles. « Les données de base des victimes et témoins sont : nombre total de formulaires de dépositions saisis : 9827; nombre total de victimes : 9 676 ; victimes femmes : 5338 ; victimes hommes : 4 247 ; victimes mineurs : 519; victimes majeures : 8 879 », a-t-il dégagé.

Quant à la politique de réparation, il a indiqué que la politique nationale de réparation est un maillon important du processus de réconciliation nationale. Les témoignages recueillis ouvriront des droits à la réparation soit individuelle soit collective selon des modalités précises à définir. Ensuite, il a affirmé que dans le projet de loi de réparation, le CVJR soumettra au gouvernement un projet de loi sur la réparation des victimes des crises, conflits que le pays a connus depuis son indépendance en 1960. Selon le président, les crises ont affecté considérablement certaines personnes tant au plan psychologique que physique selon les cas. Les séquelles persistent encore chez plusieurs victimes faute de soins ou de prise en charge appropriée.

Dans la même dynamique, il a laissé entendre que les experts psychologues CVJR ont dispensé des entretiens individuels à 122 victimes, en majorité des femmes, présentant des traumatismes, à leur demande, dans les régions. S’agissant du partenariat, il précise que ces actions ont été menées grâce au soutien technique et financier des partenaires de la commission chacun dans son domaine d’intervention. Ce sont notamment la GIZ, Avocats sans frontières Canada, ONU Femmes, MINUSMA, Unicef…

F. COULIBALY

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