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Dr. Boubou Cissé : « Malgré une réduction significative des dépenses, le déficit budgétaire s’est détérioré à 4,8% contre une prévision de 3,3% du PIB »

Dr. Boubou Cissé : « Malgré une réduction significative des dépenses, le déficit budgétaire s’est détérioré à 4,8% contre une prévision de 3,3% du PIB »

La cérémonie du lancement du processus Budgétaire 2020, a eu lieu, le lundi 25 février 2019, à l’hôtel de l’Amitié avec comme thèmes essentiels : « la qualité des documents Budgétaires ; la gestion des risques Budgétaires ; l’évaluation de la gestion budgétaire ; et la partition des collectivités territoriales au processus de préparation et d’exécution du budget-programme ». C’était sous la présidence du ministre de l’Économie et des finances, Dr Boubou Cissé, en présence du Directeur général du Budget, Sidiki Traoré, de l’ambassadeur d’Allemagne au nom du groupe thématique ECOFIN, Dietrich Becker et des invités remarquables.

Le Directeur général du budget, Sidiki Traoré a martelé que cette conférence est axée sur quatre thèmes importants pour le processus budgétaire 2020. S’agissant de la qualité des documents budgétaires, qui est un gage de crédibilité et de transparence, il a fait l’objet d’une recommandation forte de l’assemblée nationale pendant le vote de la loi de finances 2019. C’est dans ce contexte que les acteurs seront invités à échanger sur les mesures correctives à mettre en œuvre pour l’amélioration de la qualité des documents budgétaires en mode programme est accompagnée d’une évolution des outils à toutes les phases du processus budgétaire, a-t-il expliqué.

Selon lui, pour la gestion des risques budgétaires, cette politique budgétaire est très souvent marquée par des incertitudes liées aux pressions sur les dépenses. Il s’avère donc indispensable de savoir dans quelle mesure les responsables du budget sont à même de gérer ces pressions et de conserver ou d’asseoir la crédibilité budgétaire, non seulement pour les résultats budgétaires, mais aussi pour déterminer si le système budgétaire suscite la confiance auprès du marché et des investisseurs, a-t-il souligné.

Concernant le troisième thème, qui est relatif à l’évaluation des politiques publiques, l’évaluation de la gestion budgétaire dite de moyens vers la gestion budgétaire dite de résultats est une opportunité pour la redevabilité ; il précise que la gestion axée sur les résultats exige une évaluation afin de comparer les résultats obtenus aux résultats attendus, dans le but d’apprécier les écarts. Ainsi, cette évaluation permettra  d’apprécier à la fois la pertinence des programmes, l’efficacité avec laquelle leurs objectifs sont poursuivis, leur rentabilité, ainsi que leur impact, a-t-il fait savoir.

Selon lui, le dernier thème est consacré à la participation des collectivités territoriales au processus de préparation et d’exécution du budget-programmes, dont la participation des collectivités au processus budgétaire devient un aspect important pour l’atteinte de résultats des programmes.

Le chef de file des partenaires du groupe thématique ECOFIN, dira qu’en 2018, le Mali a réussi le basculement en mode budget-programme. Ce n’est pas à minorer ; la réorganisation de la structure budgétaire ne se fait pas d’un jour à l’autre. Pour l’exercice 2020, il a encouragé le Mali à continuer avec la mise en œuvre de cette reforme, aussi dans l’optique d’une amélioration de la transparence, de l’efficacité  et de la gouvernance au sein de l’administration.

Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des finances, Dr Boubou Cissé, a précisé que les perspectives économiques au sein de l’union en 2020 restent favorables avec un taux de croissance estimée à 6,8%, à condition d’œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires, la promotion de l’investissement privé et l’amélioration de la gouvernance. A ses dires, le niveau des prix demeurerait relativement stable sous l’effet de bonnes campagnes agricoles. Donc sur le plan national, des performances macroéconomiques récentes se poursuivent avec un taux de croissance de 4,7% en 2018 grâce au dynamisme du secteur primaire. L’inflation estimée en 2018 est de 1,7%.

Selon lui, au niveau des dépenses, malgré une réduction significative de celles-ci le déficit budgétaire s’est détérioré à 4,8% contre une prévision de 3,3% du PIB. En ce qui concerne l’année 2019, l’amélioration de l’exécution budgétaire se traduira par un double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de maitrise des dépenses.

F. COULIBALY

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