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FDPRI : Le décanat dément les propos de l’AEEM et l’accuse d’être manipulée

FDPRI : Le décanat dément les propos de l’AEEM et l’accuse d’être manipulée

Lors d’une Assemblée générale, le Comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de la Faculté de droit privé (FDPRI) de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), vient de suspendre toutes les activités estudiantines y compris les cours de Master au sein de ladite faculté. La cause s’articule autour de plusieurs points de doléances, entre autres : les problèmes des attestations abrogées, les irrégularités de semestre 1,3 et 5, les magouilles au concours du master et l’attribution de dérogation aux étudiants. C’est le chapeau de notre article de notre parution dernière, suite de quoi on a été reçu par le décanat pour sa version.  

Ainsi, on a rejoint le décanat de la FDPRI pour connaitre sa version sur les faits et on a été reçu par le Secrétaire principal, Dr. Issiaka Coulibaly, celui que l’AEEM incrimine d’être le cerveau du problème, et le Chef du departement du Droit pénal et science criminel, Dr. Mahamadou Bakaye Dembélé. Sans détour, Dr. Coulibaly a nié en bloc les accusations que l’Aeem lui reproche. Selon lui, c’est une machination de certaines personnes qui se cachent dernière l’Aeem pour faire des propagandes au sein de la Faculté. « Je suis ni doyen ni recteur, je suis un technicien et on m’a confié le travail à faire et surtout dans la transparence », précise Dr. Coulibaly.

S’agissant du cas des 69 étudiants qui voient le décret de leur attestation abrogé, il dira que ce sont des étudiants fraudeurs. D’aucuns parmi eux n’ont même pas validé les semestres et ils se permettent de payer l’argent à certaines personnes, souvent avec l’Aeem pour passer en classe supérieure. A ses dires, le décanat dispose de toutes les preuves, et d’ailleurs il est prêt à porter plainte contre l’AEEM et ses acolytes. Tout est parti, quand le décanat a décidé d’organiser une session de rattrapage. Donc après les résultats fournis par l’informaticien, il a été détecté que les noms des étudiants figurent sur les résultats pourtant ils n’ont pas validé la session. Certains n’étaient même pas au pays. C’est à ce moment qu’ils ont constaté qu’il y a un fameux  réseau de fraudeurs. Pour atténuer la situation, le recteur a suspendu et ensuite abrogé la décision de leur attestation. Ensuite, une autre décision a été prise, pour les autoriser à venir valider leurs semestres et que c’est leur dernière chance. C’est ainsi que  l’AEEM a menacé de perturber les évaluations. Raison pour laquelle, il  a été décidé de leur envoyer les sujets par un numéro whatsapp.

Pour le cas des irrégularités de l’année universitaire 2018-2019, les Dr. Issiaka Coulibaly et Mahamadou Dembélé répliquent que cela concernent les étudiants qui n’ont pas le quitus, une seule preuve qui permet à un étudiant d’être dans le système de la Faculté. Selon leurs informations, il y a eu des malversations au moment de leur inscription, ils ont payé des gens qui ont bouffé leur argent et sans pour autant leur remettre un quitus. D’indiquer qu’il n’y a aucun étudiant omis dans la faculté.

Concernant, la dérogation, ils affirment que ce n’est pas un droit mais plutôt une prérogative du recteur et il étudie les dossiers des étudiants qui en demandent pour les offrir ou pas.

S’agissant du master, les docteurs nous font savoir que le master est offert par l’État aux étudiants méritants qui ont les mentions en licence. Ces derniers, seront appelés pour faire le test pour avoir ce master devant une commission mise en place par la Faculté. La procédure normale que l’actuel décanat applique. Auparavant, les bourses ont été attribuées aux étudiants de l’AEEM et leurs copines qui ne méritent non seulement pas mais ne sont soumis à aucun test.

« Nous sommes là pour assainir la faculté pour que tous les étudiants qui sortent de cette faculté soient de vrais juristes. Donc, pas de place pour les étudiants qui paient l’argent pour passer en classe supérieure. Que les éléments de l’Aeem qui se permettent d’être dans cette association pour passer en classe supérieur sans étudier, qu’ils sachent que cela ne marchera pas pendant notre mandat. D’ailleurs, cette lutte ils ne la font pas pour ces étudiants mais plutôt pour eux même, car ils sont nombreux ceux  qui ne sont pas admis car ils n’aiment pas étudier », concluent-ils.

B. KONE

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