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Le Mali a besoin de se confesser pour pouvoir repartir : RESTAURONS LA CONFIANCE

Le Mali a besoin de se confesser pour pouvoir repartir : RESTAURONS LA CONFIANCE

Le Mali des présidents Modibo Keïta, Alpha O. Konaré, Amadou T. Touré, Dioncounda Traoré et de Ibrahim B. Keïta est affaibli aujourd’hui au Nord, il est méconnaissable au centre et le sud est bien chancelant.

Un accord pour la paix a été signé pour trouver une solution à la crise du nord, un accord qui ne fait pas l’unanimité. Certes un accord n’a jamais été parfait, mais un accord doit circonscrire le problème et ne doit pas créer des difficultés plus graves. Celui du Mali divise plus qu’il ne réconcilie. Les maliens ont besoin présentement de certitude et de quiétude. Les maliens ont un besoin ardent de se faire confiance.

Nous avons été trop divisés. Chaque régime a fait des privilégiés mais aussi des mécontents. Et à chaque fois la situation s’aggrave, le jeu se complique. Nous devons nous arrêter pour nous parler, nous comprendre et nous mettre ensemble pour avancer. Faire du Mali la patrie à nous tous et à tout moment, régime favorable ou pas. Et honorer les maliens méritants.

Les maliens veulent la paix, ils ne veulent pas d’une paix faite pour eux, ils veulent façonner cette fois leur paix pour qu’elle devienne une paix encrée, durable et bien partagée. Cela ne peut être possible sans un leadership avéré du premier des maliens. Il doit avoir une stratégie qui rassemble, qui assure et qui fait rêver. Il doit se donner réellement au Mali et avoir l’ambition de devenir immortel, de rester à jamais dans l’esprit collectif des maliens et même des africains.

Le Mali a un peuple très fier, passionné mais tolérant. Le malien aime et aime être aimé, il est communautaire de nature et aime qu’on lui parle, à défaut de cela il se cramponne et se révolte. Celui qui dirige aujourd’hui doit à partir de notre caractère savoir proposer un programme pour apaiser, puis consolider et enfin organiser.

Pour cela il doit aujourd’hui, avec son équipe s’installer dans chacune des capitales régionales, prendre le temps nécessaire pour rencontrer tous les grands chefs coutumiers, accompagnés des religieux qui comptent dans ces agglomérations, circonscription par circonscription, les écouter, faire des propositions, les responsabiliser et les mettre en mission.

Après ce tour, il va mettre des visages et va se rapprocher de beaucoup, ce qui va énormément faciliter le dialogue et apaiser les négociations. Au nord les problèmes de sécurité et d’appartenance à la nation seront prônés. Au centre du pays les priorités seront sur la sécurité, la cohésion et le développement. Au sud l’accent sera mis sur le développement, l’émigration et sur la gestion de la diaspora.

Dans une deuxième phase le président va organiser les concertations nationales à Bamako, lors de ces assises les maliens viendront apaiser pour se parler, et vont chercher les meilleures stratégies pour améliorer l’avenir de leur pays, de leurs enfants.

Macké Diallo (4e partie)

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