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ALERTE

Les coups de la vie : « Sorcellerie : L’Afrique, 1ère puissance mondiale »

Même si l’Afrique demeure toujours en marge de certaines considérations dans le concert des nations, force est de reconnaitre que nombreux sont les domaines dans lesquels nous garderons pendant longtemps, sinon toujours, notre rang de 1ère place. Il s’agit, entre autres, de la corruption, les coups d’états, le vol de deniers publics. Mieux, les experts avérés en la matière confirment que le continent demeurera à jamais la 1ère puissance mondiale en sciences de la sorcellerie  et cela, quelque soit la variation du taux des victimes (au moins une bonne nouvelle). Dans cette histoire réelle, inspirée de l’ouvrage d’Anzata Ouattara, l’auteur nous explique à la fois son vécu mais nous interpelle surtout sur un fait (la sorcellerie), qui sous d’autres cieux fait des merveilles…

‘’ En 1992, j’ai épousé une femme formidable que j’avais rencontrée au cours d’une fête traditionnelle très réputée dans mon village. Je suis originaire de l’Ouest et elle également. Ces fêtes drainaient du monde car tout le monde espérait y rencontrer l’âme sœur. Myriam était célibataire sans enfant et vivait avec ses grands parents. Moi, je participais à ma dernière fête de génération, car je venais d’avoir mon visa pour la France. Une idylle est née entre nous. Ce qui rendait la séparation très difficile. Finalement, je suis parti et sept mois après, Myriam m’a rejoint là-bas. C’était une fille extraordinaire. Je n’arrivais pas à me passer d’elle. Elle était très douce. En France, nous avons eu deux enfants, mais presque tous les ans, elle venait voir ses grands-parents  en Afrique. Elle avait perdu très tôt ses parents et c’était eux qui l’avaient élevée. Elle leur devait beaucoup. Nos enfants, ne connaissaient pas l’Afrique. J’avais promis les y emmener, mais je n’avais jamais le temps. Je refusais que Myriam  les emmène sans moi, car j’étais trop attaché à eux. A l’âge de dix ans et huit  ans, les enfants me parlaient très souvent de l’Afrique. Surtout l’Afrique dans son coté lugubre,    c’est-à-dire ses mystères. Or, jamais ils n’y avaient mis les pieds. J’ai donc demandé à leur mère de ne pas les perturber avec ses histoires du village. Chaque matin, à leur réveil, il y avait une histoire sur l’Afrique à raconter. Et c’était des histoires de sorcelleries dans des endroits précis comme s’ils y étaient. A l’école, je fus convoqué par les enseignants à ce sujet, car ils n’arrêtaient pas de perturber leurs camarades de classe avec les histoires mystiques d’Afrique. J’ai essayé de les raisonner et leur mère aussi. A un moment, les choses sont rentrées dans l’ordre. Leur mère attendait un autre enfant et j’étais un mari comblé. J espérais qu’elle me donne une fille. Leur mère était presque à terme lorsque j’ai été une fois de plus convoqué dans l’école des enfants. Cette fois, les enseignants trouvaient les enfants trop tristes. Ils ne parlaient plus en classe et refusaient de jouer avec leurs amis. Et après interrogation, les enfants disaient qu’ils présageaient la mort de leur père. C’était plutôt bizarre. D’où tenaient-ils une telle information ? Surtout que j’étais bien portant. J’avoue que cela m’inquiétait un peu.

Apres plusieurs jours d’interrogation, l’ainé m’a dit que sa mère savait que j’allais mourir dans moins d’un mois, car elle m’avait elle-même livré à une confrérie de sorcellerie en Afrique. Je me suis mis à rire aux éclats quand d’un coup, le plus jeune m’a dit : « Papa, maman est enceinte. Elle a un serpent dans son ventre ». C’est le comble. Comment pouvait-elle être enceinte d’un serpent, en France ? Franchement, je n’y croyais pas. Les enfants à l’école ont raconté la même histoire de serpent et de mort de leur papa aux enseignants. Ils ont été confiés à des assistantes sociales car d’après les enseignants, nous étions un danger pour nos enfants. Ils ne voulaient plus rentrer à la maison, car persuadés que j’allais mourir. Quelle histoire ? Myriam qui essayait de les rencontrer revenait toujours déçue, car ils refusaient tout contact avec elle. J’ai même pensé à un moment donné qu’ils étaient jaloux de l’arrivée de l’autre bébé. Un jour, les assistantes sociales m’ont convoqué. Les enfants voulaient me parler. Dès qu’ils m’ont vu, ils m’ont dit de taper dans le ventre de leur mère, car elle n’était pas enceinte. Ils ont tellement insisté que j’ai fini par les prendre au sérieux. Ils m’ont même dit qu’elle les emmenait en Afrique tous les soirs chez les grands parents pour manger la chair humaine. Ma femme m’avait livré pour monter en grade l’année suivante. Mes enfants avaient-ils raison ? Comment fallait-il que je procède ? Frapper une femme dans le ventre en Europe, de surcroit une femme enceinte. Il fallait pourtant réagir et être situé.

Une fois à la maison, Myriam se plaignait que je sois allé voir seul les enfants sans l’informer. Il s’en est suivi une bagarre et je lui ai porté le coup dans le ventre. Du coup, elle a commencé à siffler comme un serpent. Un liquide gluant coulait le long de ses cuisses. Elle traînait à terre et sifflait. J’avais peur, car jamais je n’avais vu pareil phénomène. Le liquide gluant coulait abondamment. Pendant ce temps, les yeux rouges comme la braise, Elle se confessait : « je suis sorcière, mes grands parents m’ont initiée et j’ai initié mes enfants. J’ai besoin de la chair de mon mari pour grandir dans la confrérie. Laissez-moi le tuer ». Elle hurlait, gémissait. Les voisines ont informé la police qui est venue constater son état. Le liquide n’arrêtait pas de couler. Et là où elle se traînait, il y avait la peau de serpent par terre. C’était un phénomène très étrange. Dès que Myriam est revenue à elle, nous avons été conduits au poste de police. Elle a tout avoué. Les Blancs n’ont pas trouvé d’autres solutions que de nous renvoyer tous en Afrique. Nous avons été rapatriés par la faute de Myriam au pays avec nos deux enfants. Dès notre arrivée, j’ai pris toutes les dispositions pour sauvegarder ma vie et celles de mes deux garçons. Après cela, des amis et collègues ont mis tout en œuvre pour me faire repartir. Et un an après, les enfants m’ont rejoint. J’ai coupé tous les liens avec Myriam. J’ai confié ma vie et celle des enfants au Seigneur pour qu’il veille sur nous. Car je suis persuadé que le danger rode toujours autour de nous ‘’.

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