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Bah N’Daw ‘’Je ne démissionnerai pas’’ : Une phrase qu’on dit si on est au pouvoir

Bah N’Daw ‘’Je ne démissionnerai pas’’ : Une phrase qu’on dit si on est au pouvoir

Si le choix porté au retraité colonel pour diriger la transition avait été apprécié par la majorité des maliens, aujourd’hui, face a la gestion actuelle du pays, certains commencent à en douter. Bah N’Daw est reconnu pour sa droiture, sa loyauté pendant sa carrière militaire et aussi ses démissions récurrentes. Mais le colonel a rassuré les gens, lors de sa déclaration à Abidjan, que cette fois-ci il ne démissionnerait pas. La question que l’on se pose est : les conforts de la fonction qu’il occupe aujourd’hui, ne lui permet pas de rendre le tablier en cas de faillite ou serait-ce un acte humiliant au sommet de l’État ? 

La mal gouvernance, la mauvaise gestion, la corruption, le favoritisme étaient les maux qui ont gangrené le défunt régime. Trois mois après, les autorités actuelles sous la houlette du Président de la Transition Bah N’Daw et son Vice-président le colonel Assimi Goita ne semblent pas être sur le bon chemin, pour certains les choses se déroulent pire que sous le régime d’IBK. D’aucuns se demandent si les militaires putschistes et leur mentor sont bien conseillés depuis leur arrivée à la gestion du pouvoir. Pour eux, les grognes sociales qui secouent le bateau du pays vers un port incertain, sont dues au comportement des militaires. Ils se croient propriétaire du pays et s’éloignent du dialogue lequel est une condition sine qua non pour diriger le pays dans la cohésion sociale. La première chose que les militaires putschistes devaient faire était d’instaurer le dialogue social avec non seulement la classe politique, la société civile mais aussi les syndicalistes qui avaient leurs doléances sur la table de négociation sous le régime d’IBK. Leur quiproquo était de privilégier certains syndicats sur l’autre.

En effet, après trois mois du coup d’État contre le régime d’IBK, le pays ne semble être sur le bon chemin surtout avec les différentes grèves dont celle de l’UNTM qui vient mettre le pays à l’arrêt la semaine dernière. Pour trouver une solution afin que les grévistes reviennent à de meilleur sentiment, le Président de la Transition, Bah N’Daw vient d’enfoncer le clos. Partant pour assister à l’investiture du Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, pour son troisième mandat contesté, Bah N’Daw a profité de  l’occasion pour rencontrer la communauté malienne. Au cours de ces échanges, Bah N’Daw a pointé du doigt accusateur les grévistes. Selon ses termes, à l’état actuel du pays, quelqu’un qui jouit de ses facultés et qu’il a une conscience ne peut grever.

Cette déclaration cible directement l’UNTM et les syndicats des administrateurs civils qui sont en grève illimitée depuis novembre. « Bah N’Daw n’a pas mesuré ses propos il doit faire énormément attention à ce qu’il dit. Il est à ce poste pour être une solution pour le pays et non le contraire. En tout cas, son comportement ne me plaît pas du tout et j’estime qu’il n’est pas conseillé ou bien il est déjà attaqué par le virus du pouvoir en se croyant, un super man », exprime Adama Diarra. Contrairement à Abdoulaye Koumaré qui a apprécié la déclaration du Président de la Transition. Pour lui, les grévistes doivent prendre conscience pour suspendre leur grève pendant cette transition et attendre qu’un seul président légitime soit élu pour amorcer leurs revendications qui sont d’ailleurs un droit constitutionnel.

Par ailleurs, le Président de la Transition, Bah N’Daw estime que le pouvoir qu’il est entrain de diriger est un fardeau de Dieu et qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour supporter ledit fardeau. « Pour ceux qui pensent que je vais démissionner cette fois-ci je ne démissionnerais pas...», il fait savoir aux gens qui estiment que c’est un homme de droiture et qu’il n’accepterait jamais d’être malmenés par les jeunes militaires. « Le vieux a commencé a goûté à la saveur du pouvoir mais qu’il fasse attention beaucoup de gens on dit ceci et par fini ils étaient contraints de démissionner. Et puis, il dit que c’est un fardeau de Dieu, alors les fonctions dont il a démissionné à l’époque n’étaient-ils pas un fardeau de Dieu. Qu’il nous dit seulement que c’est le pouvoir qui est doux. Et on va comprendre que ses démissions n’ont pas été liées à un caractère patriotique. Quand même on souhaite que cette transition soit bien gérée sinon il va nous trouver sur son chemin et à ce moment il va savoir s’il démissionne ou pas », énonce Amadou Coulibaly, un militant du M5.

En tout cas, le Président Bah N’Daw doit tout éviter à son âge que son honneur et son image soient entachés. Il doit combler les attentes et l’espoir du peuple malien surtout contre le gaspillage de l’argent public par les militaires putschistes et leurs éventuels acolytes.

B. KONE

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