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Grève des écoles privées : « Nous demandons à l’Etat malien d’arrêter de divertir le peuple malien… », dixit le SG de la FENAPEM, Yacouba Lamine Dembélé

Grève des écoles privées : « Nous demandons à l’Etat malien d’arrêter de divertir le peuple malien… », dixit le SG de la FENAPEM, Yacouba Lamine Dembélé
Dans le but de trouver une solution consensuelle au paiement des frais scolaires et demi-bourse de l’année scolaire 2017-2018 alloués aux établissements privés du secondaire, l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM) a animé une conférence de presse, le mercredi dernier, à l’Ecole spécial de gestion et administration des affaires (ESGAF) sise à Hamdallaye. L’objet de la rencontre était focalisé sur les difficultés de démarrage de l’année scolaire 2018-2019 au niveau du secondaire. C’était en présence du Secrétaire général de l’AEPAM, l’honorable Boulkassoum Touré; du Secrétaire général de la Fédération nationale de l’association des parents d’élèves du Mali, Yacouba Lamine Dembélé.

Selon le Secrétaire général de l’AEPAM, Boulkassoum Touré depuis l’ouverture des classes pour le compte de l’année 2018-2019, il y a 3 semaines au niveau de l’enseignement secondaire, les classes sont toujours fermées. A ses dires, sans le paiement des prestations de l’année écoulée, il est financièrement difficile de reprendre les activités, car les enseignants, les bailleurs des immeubles loués, les fournisseurs, les banques, tout le monde attend ces paiements. « Sans un sou en poche, il est impossible de reprendre les activités », a-t-il souligné. Il faut trouver au plus vite une solution pour que tous les établissements soient payés afin qu’ils  commencent en même temps les cours, a-t-il dit. « Il ne sert à rien d’ouvrir aujourd’hui pour fermer demain, on n’a rempli notre part du contrat, que l’Etat remplisse sa part de contrat aussi », a-t-il fait savoir. A l’en croire, il y a 465 écoles privées à Bamako, mais parmi celles-ci aucune n’a été payée à l’ouverture des classes. « Alors que nous avons alerté le gouvernement depuis aout dernier de cette situation ; malgré tout cela, nous n’avons pas été entendus par notre autorité de tutelle qui ne nous à jamais appelés depuis le démarrage de ce problème. La seule fois qu’on s’est rencontré c’était à la primature sur initiative du premier ministre », a-t-il révélé. Selon lui, le blocage se trouve à deux niveaux, le premier blocage est dû à l’avènement du budget programme, et le second au niveau des différents documents  pour le paiement au niveau du trésor public. « Le trésor public a exigé de tous les payeurs la production d’états individuels produits par les promoteurs, seule condition pour effectuer les paiements. Depuis le 1er octobre, tout le monde a déposé les états individuels et les paiements sont toujours attendus », a-t-il énoncé. Et de révéler que pour l’ancien système de paiement, (états individuels) le total à payer serait de 41.521.830.000 FCFA et par contre, avec la base des états élaborés par les services techniques du Ministère de l’éducation, la même dépense se réduit à 33.504.71.000 FCFA.

Pour sa part, le secrétaire général de la FENAPEM, Yacouba Lamine Dembélé a signalé que ces trois semaines passées sans études au niveau du secondaire privé, privant les enfants de formation,  d’éducation est plus que choquant. « Nous demandons à l’Etat malien d’arrêter de divertir le peuple malien, de nous dire la vérité, la réalité de la nation. Les écoles sont fermées pour non-paiement d’arriérés de la part de l’Etat. Arrêtons de punir les enfants, ils sont l’avenir de la nation, qu’on cesse donc de s’amuser », a-t-il annoncé.

COULIBALY

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