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Lutte contre l’impunité : des chercheurs et praticiens en droit se perfectionnent avec le soutien de la MINUSMA

Lutte contre l’impunité : des chercheurs et praticiens en droit se perfectionnent avec le soutien de la MINUSMA

Du 11 au 16 février 2019, se tient à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako, la session annuelle d’enseignement d’excellence, en droit international pénal, droit international des droits de l’homme et droit des réfugiés.

Cette sixième édition est organisée conjointement par la Fondation René Cassin-Institut International des droits de l’homme, la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, et la MINUSMA, à travers sa Division des droits de l’homme et de la protection.

Les sessions de formation successives ont offert à tous les acteurs impliqués l’opportunité d’approfondir la réflexion sur la problématique des droits de l’homme et de la justice transitionnelle, mais aussi de partager les bonnes pratiques pour une meilleure administration des dossiers judiciaires complexes traitant des violations graves du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit des réfugiés.

Il s’agit, à travers cette initiative, de contribuer à la promotion d’une justice internationale efficace et impartiale fondée sur la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, torture, disparitions forcées), en restaurant le respect de la dignité humaine et de la règle de droit.

La contribution de la MINUSMA a consisté en la prise en charge des frais d’inscription de 50 Maliens provenant de l’Assemblée nationale, de l’administration de la justice, des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes (FDSM), de la Commission nationale des droits de l’homme, des organisations de défense des droits de l’homme, et des départements ministériels. La MINUSMA a également pris en charge une part importante des dépenses pour l’organisation de cette activité, comprenant les billets des experts, la location des salles et la restauration pour tous les participants.

Une session parallèle est également prévue en faveur des membres du barreau. Elle porte sur « la protection des droits de l’homme à l’ère du numérique », le vendredi 15 février à la Cour Suprême., Un atelier d’échange avec les membres de la Cour Constitutionnelle sur Droit international et droit Constitutionnel est aussi prévu, le mardi 12 février.

La Cérémonie d’ouverture du lundi 11 février a été placée sous la présidence du Ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tiéna Coulibaly, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de l’Ambassadeur d’Allemagne, du Directeur régional de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, de la Directrice du service de coopération d’action culturelle de l’ambassade de France et du Directeur de la Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA, représentant du Haut-commissaire aux droits de l’homme au Mali, M. Guillaume Ngefa.

Le Ministre de la Justice, représentant à cette occasion le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga, a ouvert la session en rappelant que : « les droits de l’homme font partie des secteurs prioritaires pour le Gouvernement au regard de la situation de notre pays ».

Il a rappelé les efforts consentis par le Gouvernement du Mali, notamment l’adoption des lois, politiques nationales et plan d’action sur : la protection des défenseurs des droits de l’homme ; la justice transitionnelle ; la mise en place de la Commission Vérité Justice Réconciliation et la refondation de la Commission Nationale des droits de l’homme.

Selon M. Annadif, « il revient à l’ensemble des acteurs, de travailler pour qu’enfin, le Mali renoue définitivement avec la paix et la stabilité ».

Il a ajouté : « C’est dans ce sens que la MINUSMA, conformément à son Mandat issu des résolutions consécutives du Conseil de Sécurité, accompagne les efforts du Gouvernement, à travers notamment la surveillance régulière de la situation des droits de l’homme, le renforcement des capacités opérationnelles de la justice, ainsi que le soutien au mécanisme de justice transitionnelle visant à soutenir la lutte contre l’impunité dans le pays ».

Il a terminé ses propos en adressant ses sincères remerciements au Gouvernement malien, pour la marque de confiance renouvelée et la bonne collaboration avec la MINUSMA, qui ont favorisé de nombreuses initiatives heureuses en faveur de la protection des droits de l’homme, à l’exemple de cette session.

Dans son mot de bienvenue, M. Guillaume Ngefa a salué la franche collaboration entre le Gouvernement du Mali et la MINUSMA. Celle-ci permet un partage régulier d’informations sur les cas de violations de droits de l’homme ainsi qu’une prise d’action au niveau judicaire pour traduire les auteurs desdites violations en justice et offrir ainsi de justes réparations aux victimes.

Le Mali traverse actuellement une période difficile mais déterminante de son histoire et ce sont les choix qui seront faits en matière de lutte contre l’impunité, qui pourront garantir le retour et la pérennité de la paix.

La cérémonie de clôture se déroulera à la Cour constitutionnelle du Mali le samedi 16 février sous la Présidence de Mme Manassa Danioko, Présidente de la Cour Constitutionnelle. A cette occasion, les participants se verront remettre un certificat. (Source MINUSMA)

 

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