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Soumaila Cissé : « Une presse libre est la condition d’une démocratie vivante et respectueuse de ses citoyens »

Soumaila Cissé : « Une presse libre est la condition d’une démocratie vivante et respectueuse de ses citoyens »

A l’accoutumé, le Président du parti de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), l’honorable Soumaila Cissé, Chef de file de l’opposition a présenté ses vœux de nouvel an 2019 à la presse. C’était le mardi 22 janvier 2019, dans la grande salle de conférence de la Maison de la presse, en présence quelques cadres du parti. 

Après avoir souhaité en son nom et celui de son parti les vœux de santé, de bonheur, de prospérité et de plein succès aux professionnels des médias, le Président du parti du poignée de main, Soumaila Cissé a espéré que l’année 2019 soit pour notre pays une année de paix, de réconciliation, de quiétude et de prospérité. Dans la foulée, il a évoqué que l’année 2018 a été particulièrement éprouvante pour les professionnels de la communication, en général, et des journalistes, en particulier.

En effet, a-t-il dit, en 2018 selon l’ONG Reporters Sans Frontières, 80 journalistes, tous supports confondus, ont été tués, dans l’exercice de leur métier, tués tout simplement en voulant informer. Selon le même rapport, ce taux est plus élevé que l’année précédente. « Cette hausse de la violence perpétrée contre les journalistes est tout simplement inacceptable », a regretté le Président Cissé et de rassurer que l’URD est engagé à appliquer toutes les initiatives visant à protéger les journalistes contre ces exactions indignes de notre époque.

Selon lui, si le nombre de journalistes tués en 2018 a connu une hausse, le nombre de journalistes emprisonnés a connu aussi une hausse inquiétante, 348 contre 326 en 2017, soit une augmentation de 7%. « Nul ne doit se taire face à de telles situations » s’est indigné le Chef de file de l’opposition et d’estimer que la liberté d’expression chèrement acquise doit être jalousement entretenue pour le confort de la démocratie. Au Mali, le constat est triste, sinon alarmant! Plusieurs journalistes ont été assignés à comparaître pour diffamation devant les tribunaux maliens, a-t-il évoqué. En poursuivant qu’il est temps pour notre pays d’aller vers la ‘’Dépénalisation’’ des délits de presse. Et de condamner les actes d’intimidation et les menaces à l’encontre des journalistes. « Une presse libre est la condition d’une démocratie vivante et respectueuse de ses citoyens, ne l’oublions jamais! », a-t-il assené.

Selon le Rapport 2018 de Reporters sans frontières le Mali s’est classé 115e sur 180 pays évalués en matière de liberté de presse. Ce résultat peu reluisant nous éloigne de notre statut de bon élève obtenu il y a moins de 10 ans et nous maintient dans la zone rouge. En 2012, le Mali occupait en effet, l’honorable 25ème place, il chute en 2018 à la 115èmeplace aux côtés de dictatures liberticides. « Aujourd’hui, il est plus que nécessaire pour notre pays d’avoir une presse de qualité, disposant de moyens adéquats et de personnels bien formés, gage de saine information » a souhaité le Président Cissé.

Par ailleurs, le Président de l’URD, a rappelé avec instance que depuis 2013, la situation sécuritaire, économique et socio-politique de notre pays s’assombrit d’année en année (en réalité de jour en jour). Et pourtant nous avons toujours dénoncé avec vigueur toutes les insuffisances, toutes les dérives du régime en place, hélas sans succès. Chaque année au même moment et ici au même endroit nous le rappelons ! Les populations assistent impuissantes à la dislocation des fondements de notre Nation, a-t-il reconnu.

« Faut-il encore rappeler qu’aujourd’hui, les Maliens vivent dans une angoisse permanente, nourrie par une pauvreté indescriptible, une misère sans nom et une insécurité totale ? Tous les patriotes convaincus reconnaissent que notre pays s’enfonce chaque jour davantage dans une crise multiforme sans aucune perspective de sortie. Ainsi, des grèves et manifestations se suivent pour dénoncer : qui, la vie chère, qui, la violation de la Constitution, qui, le projet de découpage territorial, qui, le projet de loi d’entente nationale, et bien d’autres encore ! », a-t-il égrené.

Selon lui, ce début d’année a été particulièrement meurtrier à: Koulongo, Menaka, Ansongo, Koro, Douentza, Aguelhok, Tominian, Saye. « La douleur des maliens est immense, l’incompréhension est totale », a-t-il regretté. Avant de souligner que face à l’ampleur de tels drames, l’Urd réclame haut et fort la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour situer toutes les responsabilités afin de punir sévèrement les auteurs et leurs complices.

M.O. COULIBALY  

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